« 6ième » n’est pas une abréviation de sixième…

Je m’amuse avec les J. O. 2026

Les abréviations ne raccourcissant pas pullulent. Il existe pourtant des règles qui organisent la chose, résumée ainsi :

L’abréviation consiste dans le retranchement de plusieurs lettres finales ou médianes remplacées ou non par un point, en une combinaison de chiffres et de minuscules et même de supérieures, et par la substitution de lettres et de signes particuliers.
Émile Leclerc, Nouveau manuel complet de typographie historique, 1897, p. 155.

Reprenons depuis le début !

La 1re ou le 1er – première ou premier – reçoit une médaille d’or.
La ou le 2e – deuxième – reçoit une médaille d’argent.
La ou le 3e – troisième – reçoit une médaille de bronze.

La ou le 4e – quatrième – obtient une médaille en chocolat(*).
La ou le 5e – cinquième – n’aura rien du tout. Et ainsi de suite.
Bref, la ou le 6e est sixième.

Pour les ex-æquo, on ajoute un s :
– les 1res, les 1ers,
– les 2es,
– les 3es.

Si vous appliquez ceci, vous avez largement le niveau « collège » et je ne parle pas des élèves.

Une précision tout de même : la position de second.
Le podium est constitué de trois athlètes. Pas de second mais un deuxième. Le second est réservé aux sports de l’extrême, quand seuls deux athlètes terminent l’épreuve : 1er ou 1re et 2d ou 2de. Non je n’ai pas oublié le « n » dans 2d.
Je vous laisse mettre au pluriel lorsqu’il s’agit d’équipes sur le podium ; vous connaissez la règle.

Mais, allez-vous me dire, pourquoi passe-t-on de la classe de 3e à la classe de 2de et ensuite en 1re ?
Je vous laisse méditer…

(*) Je n’ai pas pu vérifier sur place ; c’est d’après les on-dit.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *